4. Sur la route

J’ai passé le test: je suis désirée. Nous nous dirigeons vers mon appartement pour ne plus avoir à nous retenir. Nos caresses et nos baisers commençaient à susciter l’inconfort dans le bar. Je regarde ce couple complice avec lequel je suis excitée de passer la soirée. Audacieux, mais intimidés. Je me sens prête à les faire sortir de leur zone de confort. Il n’y aura pas de caresse inacceptable en ma présence… Nous nous approchons de la voiture. Elsa s’assoit sur le siège arrière. Ravie de l’initiative, je me glisse sur la banquette avec elle.

Henri s’installe au volant et je lui donne l’adresse en posant ma main sur son épaule en signe de complicité. Nous ne l’abandonnons pas. Du moins pas tout à fait. Sa compagne semble avoir de la difficulté à caser ses longues jambes à l’arrière, c’est ce que je peux en juger alors que ses genoux pointent vers moi, touchant pratiquement les miens. Nos jambes s’enchevêtrent presque. Je les regarde, j’ai envie de me glisser entre elles, de les entremêler avec les miennes. 

La voiture s’arrête. Il sort acheter des bouteilles de bulles. Même si j’en ai à la maison, j’apprécie la politesse. Quand il revient, nous sommes en pleine conversation, mais surtout, je caresse maintenant ouvertement les cuisses de ma partenaire qui est bien loin de protester. Il démarre. Il rajuste son miroir pour suivre ce qui se passe derrière. À mon grand étonnement et mon grand plaisir, elle se rapproche de moi et serre ma gorge entre ses doigts pour m’embrasser avec avidité. Elle plonge finalement sa langue dans ma bouche ouverte qui l’accueille avec gourmandise. Enfin, je rêvais de ces baisers depuis cet avant-goût dans le bar. Je glisse mes mains sous sa jupe. Je rencontre à nouveau la moiteur de sa culotte alors que mes doigts glissent sur le fin tissu. Le visage de celle qui n’est plus si inconnue se crispe de plaisir alors qu’elle ferme les yeux dans l’attente de mes caresses. J’aime lire le plaisir sur un nouveau visage. C’est une découverte, une ultime marque d’intimité. 

Je me demande comment Henri fait pour conduire alors que la scène qui se déroule sur la banquette arrière me rendrait complètement inconsciente de désir. Il nous reluque dans le rétroviseur, nous voyant nous découvrir toutes les deux.

Photo by The Lazy Artist Gallery from Pexels

Pour qu’Elsa me regarde, je détache chacun des boutons de ma robe jusqu’à la taille. Lentement. J’ai choisi un soutien-gorge noir dans une soyeuse matière transparente qui me permet de sentir toutes les caresses sans même le retirer. Je la laisse me contempler, puis j’avance les mains vers elle et j’ouvre son corsage. Ses seins sont coincés dans un petit soutien-gorge de dentelle rose qui les compressent en une appétissante fente. Comme dans la salle de bain du bar, je glisse mes doigts dans leur carcan pour pouvoir les libérer. Elle se laisse faire docilement, offrant ainsi la nudité de son corps aux potentiels regards des autres automobilistes. Mais surtout: elle me regarde.

Au volant, je ne sais pas si Henri essaie de se tenir loin des autres voitures ou s’il aimerait que son amoureuse se fasse ainsi contempler. Dans la pénombre, nos deux corps sont presque nus, en train de se caresser sur sa banquette arrière.

Les ceintures de sécurité limitent nos mouvements et cette contrainte nous excite aussi: comme si de grandes lanières barraient nos corps, les frustrant de prendre leur plaisir comme nous en aurions envie. Les ceintures nous retiennent de nous serrer et nous frotter l’une contre l’autre. Ils nous rendent encore plus désireuses de le faire. Une véritable torture. Je palpe ses seins. Je sens les mamelons pointer. Je les pince, un peu brutalement. Pour voir son visage se crisper. J’ai envie de la faire réagir. Je sais qu’elle a autant envie que moi que je glisse ma bouche dessus et c’est pourquoi je me retiens.  

Je regarde Henri dans le rétroviseur. Je me demande ce qu’il a envie de voir. Peut-être fantasme-t-il que sa copine glisse sa bouche sur les pointes de mes seins. Je l’imagine les mordiller, les titiller avec la pointe de sa langue alors qu’il nous regarde avec tant d’attention. Elle me touche, mais n’y pose pas la bouche. Je n’en peux plus, je me penche pour goûter, lécher dévorer sa poitrine. Ses cris de plaisir résonnent dans la voiture. J’adore la faire réagir. J’aime son corps, ses gémissements, son odeur. Ça me donne encore envie de plus. Je sens la main d’Henri qui touche mon genou. J’aimerais aussi qu’il participe, j’ai envie de leurs deux bouches à la fois, sur moi.

Il stationne la voiture dans un bout de rue à peu près tranquille en nous disant qu’il n’aura jamais le courage d’attendre plus. Nous rigolons quelques secondes. Je suis en train d’embrasser Elsa à pleine bouche alors je suis plutôt concentrée.  Il traverse avec nous, sur le siège arrière, me coinçant entre elle et lui. Quelle délicieuse manoeuvre. Il glisse une main sur mon genou et remonte sur ma cuisse qui s’ouvre toute seule sous sa caresse. Je suis retenue entre leurs deux corps, encore concentrée sur ses seins, me laissant caresser. Il détache les ceintures de sécurité que nous avions oubliées. Sa copine a libéré un sein de mon soutien-gorge et a enfin posé sa bouche dessus. Il s’empare de l’autre et se met à me sucer avec gourmandise. Je ne peux taire mon plaisir et je me mets à gémir à mon tour dans la voiture. Je vois leurs deux bouches se réunir sur l’un de mes mamelons, comme dans un baiser. C’est si beau de les voir. Je prends leurs mentons pour remonter leurs visages vers moi. Je veux ce baiser, celui où nos langues se mêlent. Le temps s’étire et s’arrête alors que nos langues s’explorent et nos visages s’effleurent. J’ai la main entre les cuisses d’Elsa, mais je perds la tête à me faire ainsi lécher. Leurs mains sont libres, j’ai bien envie de me faire caresser le sexe. Je m’agite désespérément en me tortillant dans ma jupe qui remonte de plus en plus sur mes cuisses pour leur signaler. Pourtant, personne ne semble vouloir assouvir mon désir!
Un couple passe à côté de la voiture. Ça devrait nous calmer, mais il semble qu’au contraire,  ça nous excite encore plus. Il remonte enfin ma jupe pour me caresser. Avec plaisir, ils découvrent que je suis complètement nue dessous. Prête depuis si longtemps à m’offrir librement à leurs mains. Elsa parcours doucement les contours de mon pubis à peine recouvert d’un fin duvet. Il l’a regarde un moment me caresser le clitoris, puis enfonce ses doigts à l’intérieur de mon ventre. Ils ressortent complètement trempés. Je crains que cette robe ne soit plus portable. M’imitant, il pose ses doigts sur sa bouche à elle. Elle lèche avec excitation ses doigts enduits de ma crème. Soupirant de plaisir, j’anticipe ce moment délicieux où sa bouche se glissera directement sur mon sexe.

Je me rends compte que le couple sur le trottoir s’est arrêté près de nous pour nous regarder. Je suis étonnée de voir qu’aucun de mes partenaires ne s’en offusque. Je n’ai vraiment pas de problème à m’exhiber pour l’art, mais comme ça, dans la voiture, ils semblent beaucoup plus confortables que moi. Nous devons toutefois offrir un magnifique spectacle :  moi, cuisses écartées seins nus, en train de prendre mon plaisir entre les mains d’un couple qui me caresse de toute part. Je vois le garçon à l’extérieur de la voiture passer derrière la fille et remonter sa jupe rapidement. Il baisse sa culotte et plaque sa chatte blonde contre la vitre. Si on ouvrait la fenêtre, on pourrait y plonger les doigts! La fille a appuyé les mains contre la voiture et se laisse caresser les fesses et le sexe devant nous. Les doigts de son compagnon écartent ses lèvres et massent son clitoris. Lorsqu’il les sort de son sexe, de longs fils translucides y sont accrochés. Je me laisse caresser, m’imaginant au centre du spectacle qui les excitent, partageant ce plaisir à travers une vitre. Elsa a coincé ma jambe entre les siennes, comme pour m’ouvrir encore plus. Je sens ses doigts agiles s’agiter sur mon sexe pour me donner du plaisir. Je me tortille en me plaquant contre le dossier de la voiture. Je vois aux mouvements de la blonde que son plaisir monte aussi alors que les mouvements de son bassin cognent son sexe contre la vitre. Excité, Henri baisse la vitre et plonge les doigts de sa main droite dans cette chatte inconnue alors qu’il continue de me baiser de la gauche. La blonde se met à crier de plaisir contre la voiture, son orgasme me prend par surprise et je me surprend à jouir à mon tour, me tordant de plaisir contre les mains réunies sur mon sexe. Ils n’arrêtent pas leurs mouvements et j’essaie de me sauver de ce violent orgasme qui ne se termine pas. Le couple nous quitte rapidement, et mes deux partenaires se retirent en souriant. Henri reprend sa place au volant et nous laisse à l’arrière, tendrement enlacées. La soirée s’annonce délicieuse.

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